Regardez autour de nous. Les routes nationales et les avenues de nos quartiers sont les veines de notre économie. Pourtant, chaque jour, les nids-de-poule ralentissent nos commerces, abîment nos véhicules et bloquent notre développement. Nous crions tous vers l’État, mais un seul homme, notre Président, ne peut pas tout financer en même temps. Le budget public a ses limites. C’est pourquoi, aujourd’hui, je souhaite vous présenter une solution innovante pour moderniser notre pays sans faire peser toute la charge financière sur la présidence.
La stratégie est simple : les partenariats public-privé populaires.
Selon ce modèle, le gouvernement autoriserait tout citoyen, entrepreneur local ou grand investisseur désireux de financer et de construire une route ou une rue spécifique.
Prenons un exemple concret :
Imaginez un homme d’affaires ou un collectif de citoyens dans une ville. Ils constatent qu’une avenue commerciale de 2 kilomètres est impraticable. Au lieu d’attendre l’État pendant des années, cet investisseur signe un contrat avec le gouvernement. Il finance et construit la route aux normes requises.
En contrepartie, le gouvernement lui verse un paiement régulier, comme un salaire mensuel ou annuel, pour rembourser son investissement avec un bénéfice raisonnable. Si la route fait 2 kilomètres, le contrat peut durer 5 ans. Si c’est une grande route nationale de 50 kilomètres, le contrat durera plus longtemps, par exemple 15 ou 20 ans.
Pendant toute la durée du contrat, l’investisseur peut aussi être responsable de l’entretien de la route. À l’expiration exacte du contrat, la propriété de la route est automatiquement et entièrement transférée à l’État, sans que le gouvernement n’ait eu à débourser une immense fortune d’un seul coup.
Pour maximiser nos ressources et aller encore plus vite, ces contrats ne doivent pas être réservés aux locaux. Ils doivent être ouverts aux investisseurs étrangers qui apportent des technologies modernes et des capitaux importants.
En mettant en œuvre ce modèle d’investissement, nous transformons chaque citoyen et chaque entreprise en bâtisseur de la nation. Nous accélérons le développement de nos infrastructures et nous permettons à notre pays de progresser à un rythme de géant.
Mes chers compatriotes, le développement de notre pays n’est pas le travail d’un seul homme, c’est notre responsabilité collective. Nous ne pouvons plus nous contenter de regarder les routes se dégrader en attendant des solutions passives.
C’est pourquoi j’en appelle aujourd’hui à notre gouvernement pour qu’il mette rapidement en place le cadre légal de ces contrats d’infrastructure ouverts. Et je lance un appel vibrant à vous, entrepreneurs, investisseurs locaux, membres de la diaspora et partenaires internationaux : préparez vos capitaux, unissez vos forces et saisissez cette opportunité.
Devenons les acteurs du changement. Ne demandons plus seulement ce que le pays peut faire pour nos routes, mais montrons ce que nous pouvons bâtir pour notre pays. Ensemble, finançons, construisons et modernisons notre nation !
Je vous remercie. »

